Théories de la communication, automne 10′
Retourner aux racines de théorèmes en étudiant, questionnant, analysant, une foule de paradigmes inéluctables quant à l’évolution anthropo-sociologique de l’homme et de son environnement ; le cours Théories de la communication dresse, ni plus ni moins, un portrait précis des grands courants de la pensée communicationnelle.
J’ai suivi le COM1300 la session dernière. D’un simple coup d’œil, le titre du cours (après m’avoir donné la chair de poule…) m’en a dit long sur la matière qui y est enseignée et partagée. Obligatoire au baccalauréat, il vous propose les différents courants marquants des pensées de la communication. Ainsi, la Cybernétique, le collège invisible de Palo Alto, les deux générations de l’École de Chicago ou encore les maintes approches pragmatiques de la communication y sont illustrés et étudiés. En ce sens, nous nous trouvons à des années lumières du web 2.0 et des téléphones intelligents. Ce cours s’adresse aux oreilles averties, conscientes de l’implantation d’une dimension historique et grandement théorique, suivant la chronologie de différentes pensées communicationnelles, tout en passant de Platon à Roman Ossipovitch Jakobson.
J’ai éprouvé un certain plaisir à suivre ce cours. Il permet d’étudier, d’analyser et de comparer différents mouvements scientifiques, tout en insérant ceux-ci dans leur contexte social et politique. La somme d’informations, d’angles d’analyses, de perceptions et de visions font de cette matière un objet de recherche riche en soi.
Certes, ce dernier aborde la matière d’un point vue très théorique et se donne selon une formule magistrale qui peut paraître parfois plus longue qu’à l’habitude. Enseignée à la manière du team teaching, Antonin Serpereau et Philip Onguny se partagent la tâche colossale d’allier à leur troupe plus de quatre-vingt soldats, chaque semaine, pendant trois heures. Une tâche colossale, en effet, car il peut être facile pour certains de perdre le cap et de dériver vers un monde inconnu, proche du sommeil profond. Malgré une certaine incertitude ressentie lors de la première séance par rapport à ma volonté de passer au travers de ce cours, je crois désormais qu’il est impensable de se développer à titre de « communicateur » sans passer par le COM1300. Chaque courant mérite sa place dans l’histoire, et chacun d’eux met en valeur des éléments fondamentaux.
Le début de chaque cours est introduit par l’exposé d’une équipe de neuf élèves, portant sur la matière du jour, développée ensuite par l’enseignant. Cette analyse se base sur la lecture de différents textes scientifiques présents dans un recueil. Non seulement cette formule permet de bien saisir l’introduction de chaque théorème, mais permet aussi, à certaines occasions, d’assimiler complètement et plus clairement ce dont il est vraiment question… Il va sans dire que cette idée de vouloir faire participer activement les élèves, dans ce cadre théorique, dynamise jusqu’à un certain point la gymnastique intellectuelle du cours.
Chaque cours soulève différents questionnements, interrogations. On se questionne sur l’actuel, l’individu, le pouvoir et le savoir. Bref, Théories de la communication cache en soi une philosophie et une pensée propre à chacun. Pour ma part, je suis content d’être passé au travers du COM1300. Malgré un manque total de dynamisme, ce cours est tout de même parvenu à m’ouvrir l’esprit…
Et vous, comment c’était ?
Alexandre MAILHOT-THÉBERGE
P.S. : ces propos n’engagent que l’auteur du texte, ils ne sont en aucun cas publié pour nuire à la réputation des professeurs, des cours ou du département de communication. Ils sont seulement le point de vue d’un individu pour un cours à une session donnée et ne veulent en aucun cas donner un jugement arrêté et fini sur les cours de communication de l’Université de Montréal. Nous sommes indépendants de l’Association des étudiants en communication de l’Université de Montréal.
ComMédia

Très intéressant… On présente une perspective différente du cours… On m’a beaucoup parlé des points négatifs, mais il est intéressant de voir également des aspects positifs de Théorie de la Com!
J’ai fait ce cours à….l’automne 2008!
À l’époque(!) ce ne sont pas les mêmes chargés de cours qui l’enseignaient…
Ceux que j’ai eus étaient jeunes et en étaient à leur première expérience en tant que chargés de cours. Je leur donne donc une chance au niveau organisation et présentation de la matière. Souvent, ils la “garochaient ” d’un coup. Venait rapidement la période des questions, le cerveau des nouveaux étudiants encore en train de surchauffer de leur trop plein d’informations de théories, de concepts, de paradigmes, d’écoles…
Alors, apporter un côté participatif grâce à des équipes de neuf élèves est intéressant. En effet, un cours aussi théorique peut rapidement devenir ennuyeux ou mélangeant.
Au final, ce cours n’est pas obligatoire pour rien. La grande majorité des noms et des théories mentionnés reviendront dans les autres cours que vous suivrez tout au long de votre parcours , que ce soit à Montréal…ou bien dans le cadre d’un échange en Belgique!
Stay tuned!
Ce fut également le cas pour moi lorsque j’ai eu le cours. Il y avait énormément de matière, mais au final on retrouve tout ce que l’on a pu apprendre dans les autres cours, ce qui nous permettait de mieux les appréhender.
Je suis bien d’accord ce cours est un indispensable pour comprendre des théories et des écoles qui seront ensuite revues dans de nombreux autres cours. Sur le coup c’est un peu dur à digérer mais on finit par assimiler l’ensemble et le fait de revenir sur toutes ces notions dans les autres cours aide à mieux comprendre les enjeux qu’elles impliquent.
Il n’y avait pas de présentation en groupe lorsque j’ai pris théorie de la comm, mais c’est effectivement une très bonne idée pour dynamiser le cours, j’espère pour les futurs étudiants que cela se poursuivra comme ça.
Théories de la communication, malgré le fait que l’aspect enseignement laissait à désirer, est un cours qui nous lance dans la communication. En apprenant les théories de base, les écoles de Palo Alto et de Chicago, les dires de Laswell etc. les acquis nécessaires sont présenté afin de comprendre l’historique de la communication!
un peu de positif ça fait du bien des fois :)